AgroSYS lance la 3ème édition de son concours « Contez-nous les sciences »

Pour cette année 2026,  la Chaire AgroSYS renouvelle son engagement dans le soutien des initiatives étudiantes avec la troisième édition du concours « Contez-nous les sciences! »  qui vise à valoriser les initiatives étudiantes/jeunes diplômés présentant un réel intérêt dans la vulgarisation et démocratisation des concepts et théories scientifiques autour de l’agroécologie.

L’agronomie, l’écologie , la biologie, la chimie… sont des disciplines très passionnantes mais parfois difficiles à approcher pour une oreille inexpérimentée. L’idée de ce concours est de rapprocher les sciences à la culture et à la société.

Ce concours a pour objectif de valoriser les initiatives présentant un réel intérêt dans la vulgarisation et démocratisation des concepts et théories scientifiques autour de l’agroécologie.

A la clé 500€ de récompense !

Tous les formats de vulgarisation sont acceptés : vidéo, blog, journaux, BD, poster, webdocumentaire, podcast, jeux, graphisme.

Ce concours s’adresse à tous les étudiants ou jeunes diplômés de l’Institut Agro (Montpellier, Djion, Rennes-Angers).

Le dossier de candidature est à remettre jusqu’au 20 janvier 2027 inclus !

 

Pour en savoir plus, consultez le règlement du concours ou  contactez Mélisande Noirot

melisande.noirot@institut-agro.fr  – 06 32 81 12 86

En mai 2025, les magnifiques bandes dessinés de Lucie Raymond et Stérenn Tomozyk ont reçu le prix de la deuxième édition, retrouvez leur publication sur ce lien.

 

A VENIR : Séminaire « Perception des risques climatiques »

[SAVE THE DATE]
La Chaire partenariale AgroSYS vous invite le 21 janvier 2027, à l’Institut Agro Montpellier, au colloque :

DÉCALAGE ENTRE RISQUE CLIMATIQUE MODÉLISÉ ET PERÇU : Comment concilier données scientifiques et savoirs locaux pour une agriculture résiliente ?

L’agriculture est aujourd’hui au première loge du changement climatique. Sur le terrain, face aux aléas de plus en plus extrêmes et fréquents la question n’est plus de savoir si le climat change, mais à quelle vitesse nos systèmes de production pourront s’y adapter.
Le risque climatique ne se résume pas à la météorologie, il nait de la combinaison d’un aléa et de la vulnérabilité du système. Au-delà de la biophysique, le risque est avant tout un construit social : décider de s’adapter, de modifier ses pratiques ou de restructurer intégralement son exploitation agricole dépend de la perception et des moyens disponibles.
Lors de ce colloque, nous nous intéresserons à l’estimation des aléas climatiques et à leurs perceptions par le monde professionnel. Sont-ils véritablement des moteurs de changement ?

Au programme :
– Présentation de travaux de la Chaire AgroSYS sur le sujet par Nève Cassel (étudiante M2 Master Eau et Agriculture) ;
– Apports conceptuels par Renan Le Roux (INRAE) et Cécile Nauges (INRAE) ;
– Table ronde pour croiser les regards des professionnels ;
– Des ateliers d’analyse de la distorsion entre aléas climatiques estimés et risques perçus ;
– Conclusion par Serge Zaka.

Le programme détaillé et les inscriptions arrivent très vite.
En attendant… bloquez la date dans vos agendas !

Webinaire « De l’aléa climatique estimé au risque vécu »

Dans cette vidéo, Nève Cassel, étudiante en master 2 Eau & Agriculture présente les résultats de son stage, encadré par François Colin et Léo Pichon. Le travail a porté sur :
1. l’estimation des aléas climatiques à partir d’indicateurs écoclimatiques pour les sites partenaires de la Chaire AgroSYS
2. la compréhension de la perception du risque climatique et des adaptations mises en place au sein des exploitations agricoles
3. la confrontation des deux données au regard des caractéristiques locales et des adaptations déjà mises en place.

Lire le mémoire associé au stage.

 

De l’aléa climatique estimé au risque vécu : confrontation des échelles macro et micro-locales dans la perception et l’adaptation aux risques climatiques

Face aux pressions climatiques croissantes en région méditerranéenne, l’évaluation du risque climatique agricole ne peut plus s’envisager sous le seul angle météorologique. Ce travail étudie le croisement entre des aléas éco-climatiques estimés à l’horizon 2060 (scénario RCP 8.5, résolution 8 km) et la perception du risque par les agriculteurs, sur le terrain à travers d’enquête semi-directive, au sein du réseau de sites partenaires de la Chaire AgroSYS (viticulture, arboriculture, maraîchage).

La confrontation entre les projections climatiques et les enquêtes de terrain montrent une sous-estimation globale du risque par rapport à l’aléa estimé, par les agriculteurs. Ce décalage s’explique d’abord par le rôle de filtre des caractéristiques biophysiques locales (sol, relief, microclimat), qui amortissent ou amplifient les contraintes selon l’aléa considéré. Il provient également d’une perception centrée sur le risque résiduel. Celui-ci est fortement atténué par les infrastructures de protection déjà en place, notamment l’accès sécurisé à l’irrigation sur le réseau. L’étude met en lumière que la nature et la temporalité du risque perçu guident souvent l’orientation des réponses entre adaptations incrémentales sur le court terme, systémiques sur le temps durable et transformationnelles comme ruptures profondes du système.

Néanmoins, malgré la conscience du risque, le choix et le déploiement de ces leviers restent influencés et freinés par des contraintes structurelles majeures : le verrou réglementaire des cahiers des charges d’appellation (AOP), les limites financières, les contraintes liées à la charge et à l’organisation de travail. Enfin, ce travail met en garde contre les risques de maladaptation induits par une dépendance technologique et l’invisibilisation des risques. L’étude soulève la faisabilité agronomique des démarches agroécologiques « sans regret » pour concilier l’organisation de travail des agriculteurs, l’adaptation locale et l’atténuation globale.

Pour en savoir plus, consultez le mémoire associé à ce stage ou le webinaire de présentation de ce travail.


Webinaire « Conception de systèmes viticoles agroécologiques » par Elsa Robelot

Présentation des résultats de thèse d’Elsa Robelot encadrée par Marie-Hélène Jeuffroy et Anne Mérot

La viticulture est confrontée à de multiples défis environnementaux, économiques et sociaux, qui nécessitent de repenser en profondeur les modes de production. L’agroécologie constitue une voie prometteuse pour renforcer la durabilité des systèmes viticoles, mais sa mise en œuvre reste complexe. Cette thèse vise à produire des connaissances pour accompagner la transition agroécologique des exploitations viticoles, en combinant l’analyse de systèmes existants et la mise en œuvre d’une démarche de conception. Trois axes structurent ce travail :
– Le premier axe s’intéresse aux changements de pratiques mis en oeuvre dans des exploitations en transition agroécologique. Vingt-quatre viticulteur·ice·s ont été enquêté·e·s. Les exploitations ont été classées selon leur niveau d’agroécologie, à l’aide d’une grille de caractérisation développée spécifiquement pour la viticulture. Les changements de pratiques ont été analysés en mobilisant le concept de logique d’action. Grâce à des indicateurs semi-quantitatifs et qualitatifs, il est possible de montrer comment les viticulteur·ice·s des exploitations les plus agroécologiques raisonnent leurs changements de manière systémique et à l’échelle de l’ensemble de l’exploitation. Ces résultats constituent un appui pour les viticulteur·ice·s et les conseiller·ère·s, en proposant un outil de suivi simple de l’avancée dans la transition agroécologique et en identifiant des caractéristiques des raisonnements des changements de pratiques.
– Le deuxième axe de la thèse porte sur l’intégration du vitipastoralisme dans les exploitations viticoles. Ce travail visait à explorer la diversité des pratiques de pâturage et des logiques sous-jacentes à ces pratiques. Vingt-quatre enquêtes ont été menées en France et aux États-Unis, dans une diversité de contextes de production. Des logiques d’action génériques ont été identifiées, elles combinent pratiques de pâturage, résultats attendus et contexte de production, ainsi qu’une diversité de trajectoires au sein des exploitations enquêtées. Ces résultats fournissent des références mobilisables par d’autres viticulteur·ice·s pour concevoir des systèmes viticoles intégrant le pâturage, adaptés à leur contexte de production.
– Le troisième axe repose sur une démarche de conception participative conduite avec les membres d’un domaine viticole. Inspirée de la méthode KCP, un système agroécologique a été co-construit, intégrant des leviers aux dimensions agronomiques, sociales et économiques, réfléchis en cohérence. Ce travail a permis de tirer des enseignements sur la conception de systèmes viticoles et sur la manière de favoriser les raisonnements systémiques lors des démarches de conception participative.

Article scientifique issus de la thèse Elsa Robelot and al. 2026 « Progressing toward agroecology in vineyards through systemic innovation »

Webinaire « Présentation du projet SHARE » par Anne Mérot et Juliette Vincent

Présentation du projet de recherche européen SHARE : Soutenir l’Agriculture Méditerranéenne en Innovant dans les projets Agroforestiers. Retour d’une enquêtes sur les pratiques de viti-pastoralismes et lancement d’un Living Lab sur le sujet dans le sud de la France

Présentation par Anne Merot agronome chercheuse à l’UMR AbSYS, et Juliette Vincent, chargée d’étude.

Un projet de diagnostic agroenvironnemental lauréat du concours « Vers des agrosystèmes durables » 2026

Pour cette septième édition du concours « Vers des agrosystèmes durables », le jury a choisi de soutenir un projet de diagnostic agroenvironnemental le long de la Loire.

Le bassin versant de la Loire, plus grand de France (117 000 km²), représente un modèle d’étude idéal pour évaluer les interactions entre santé des écosystèmes, pratiques agricoles et changement climatique. Malgré son statut de dernier fleuve sauvage d’Europe, les données disponibles sur ses agro-systèmes restent parcellaires et peu intégrées :

  • Qualité de l’eau : Les suivis existants (ex. : Réseau de Bassins Versants, Agences de l’Eau) se concentrent sur des segments spécifiques, sans vision longitudinale.
  • Sols agricoles : Peu d’études terrain combinent analyse physico-chimique et pratiques culturales sur l’ensemble du bassin.
  • Transitions agroécologiques : Les retours d’expérience des agriculteurs sont rarement systématisés et croisés avec des données environnementales.

Fabio Kouater part plusieurs semaine à vélo avec un véritable laboratoire mobile pour réaliser cette étude.

Pour en savoir plus, découvrez la présentation du projet.

Étude de faisabilité d’un parc à bouture

Quelle est la faisabilité technique, agronomique et économique d’un parc à bouture pour la fourniture de plants de saule ?

Après une analyse du contexte économique et des enjeux juridiques, logistiques et environnementaux, les avantages a priori d’un parc à bouture sont identifiés. A partir d’analyse documentaire, d’entretiens et de visites de terrain, une proposition d’un modèle technique et économique est faite pour une parcelle pilote. Sur cette parcelle pilote les choix techniques permettent d’élaborer des scénarios de calendrier cultural, de buisness plan et une estimation des coûts.

Pour en savoir plus sur la méthodologie de cette étude, consultez la présentation.

Élaboration d’un dispositif de gestion collective de l’eau d’irrigation

Au Domaine de Viviers, agriparc de plus de 200ha de la Métropole de Montpellier, un appel à projet est lancé pour l’installation de nouvelles agriculture sur une parcelle de 11ha. Courant 2026, 6 porteur.se.s de projet vont s’installer avec des productions diversifiées : maraîchage, arboriculture, floriculture, grandes cultures et élevage. Un enjeu de taille les attends : gérer collectivement la ressource en eau, il y a une seule borne d’arrivée d’eau sur la parcelle.

Après une étude benchmark des solutions potentielles et une modélisation des besoins en eau de chaque système, un atelier de concertation a été proposé aux porteur.se.s de projet.

Structure juridique, communication, mode de décision, règles de partage, réponses aux aléas techniques, gestion des conflits, tous ces thèmes ont été abordés pendant la mise en situation proposée lors de l’atelier de concertation. Cette mise en situation, construite comme un jeu sérieux a été suivi d’une discussion avec les parties prenantes et des experts sur le sujet du partage de la ressource en eau. A l’issue de cet atelier, les porteur.se.s de projet avaient une meilleure compréhension des enjeux autour du partage de l’eau, des idées de comment s’organiser et des ressources pour poursuivre leur réflexion.

Pour reproduire ce jeu sérieux, retrouvez la carte mentale du jeu et les cartes.

Pour en savoir plus, consultez le rapport de cette étude.