Étude de faisabilité d’un parc à bouture

Quelle est la faisabilité technique, agronomique et économique d’un parc à bouture pour la fourniture de plants de saule ?

Après une analyse du contexte économique et des enjeux juridiques, logistiques et environnementaux, les avantages a priori d’un parc à bouture sont identifiés. A partir d’analyse documentaire, d’entretiens et de visites de terrain, une proposition d’un modèle technique et économique est faite pour une parcelle pilote. Sur cette parcelle pilote les choix techniques permettent d’élaborer des scénarios de calendrier cultural, de buisness plan et une estimation des coûts.

Pour en savoir plus sur la méthodologie de cette étude, consultez la présentation.

Élaboration d’un dispositif de gestion collective de l’eau d’irrigation

Au Domaine de Viviers, agriparc de plus de 200ha de la Métropole de Montpellier, un appel à projet est lancé pour l’installation de nouvelles agriculture sur une parcelle de 11ha. Courant 2026, 6 porteur.se.s de projet vont s’installer avec des productions diversifiées : maraîchage, arboriculture, floriculture, grandes cultures et élevage. Un enjeu de taille les attends : gérer collectivement la ressource en eau, il y a une seule borne d’arrivée d’eau sur la parcelle.

Après une étude benchmark des solutions potentielles et une modélisation des besoins en eau de chaque système, un atelier de concertation a été proposé aux porteur.se.s de projet.

Structure juridique, communication, mode de décision, règles de partage, réponses aux aléas techniques, gestion des conflits, tous ces thèmes ont été abordés pendant la mise en situation proposée lors de l’atelier de concertation. Cette mise en situation, construite comme un jeu sérieux a été suivi d’une discussion avec les parties prenantes et des experts sur le sujet du partage de la ressource en eau. A l’issue de cet atelier, les porteur.se.s de projet avaient une meilleure compréhension des enjeux autour du partage de l’eau, des idées de comment s’organiser et des ressources pour poursuivre leur réflexion.

Pour reproduire ce jeu sérieux, retrouvez la carte mentale du jeu et les cartes.

Pour en savoir plus, consultez le rapport de cette étude.

Études de faisabilités agroécologiques : parcelle vitiforestière, vitipastoralisme et oliveraie en haies fruitière

Pour aider un domaine viticole à prendre des décisions dans leur transition agroécologique, 3 études ont été réalisées prenant en compte autant des facteurs agroclimatiques qu’économiques :

Étude 1 : Mise en place d’une parcelle de démonstration viti-forestière incluant des oliviers et favorisant la biodiversité

Les leviers retenus pour mieux gérer l’eau et favoriser la biodiversité sont :

  • l’introduction d’une ligne d’olivier tous les 10 rangs de vigne
  • la plantation d’une haie bordant la parcelle avec plusieurs strates : arbres, arbustes et aromatiques
  • et l’installation de nichoirs et hôtel à insectes

Pour aller encore plus loin, il est préconisé de fragmenter le milieu et d’implanter des haies de manière perpendiculaire.

>> Note de faisabilité <<

Étude 2 : Intérêt et faisabilité d’introduire du pastoralisme dans des parcelles viticoles

Dans des parcelles présentant un problème d’érosion fort, la mise en place de couvert et de pastoralisme apparait comme une solution. Le vitipastoralisme présente en effet de nombreux avantages réciproques pour les vituculteurs et les éleveurs : techniques, économiques, environnementaux et sociétaux. Il faut néanmoins bien dimensionner les passages de troupeau et être clair sur la demande pour que l’entente fonctionne. L’étude s’intéresse à plusieurs scénarios en fonctions des couverts implantés et de la taille du troupeau. Elle attire l’attention sur les conditions d’accueil d’un troupeau : ressource alimentaire suffisante, présence d’une zone de repos, accès à un point d’eau, et adaptation du palissage.

>> Note de faisabilité <<

Etude 3 : Comparaison de deux systèmes de conduite d’oliveraies : oliveraies traditionnelles extensives et oliveraies intensives en haies fruitières

L’étude compare les deux systèmes de conduite pour des parcelles actuellement en friche sur différents critères : temps de travail, besoin en irrigation, traitements, rendement et marché. Les deux systèmes présentent des avantages et des inconvénients et il s’agira avant tout d’un choix des exploitants.

>> Note de faisabilité <<

Retrouvez l’intégralité de ces résultats dans la présentation des trois études

La Chaire AgroSYS : dix ans d’innovation dans la circulation des savoirs pour la transition agroécologique

En 2024, à l’occasion de ces 10ans, la Chaire AgroSYS a réalisé un travail de bilan pour évaluer l’impact de ses actions sur la transition agroécologique. L’ensemble des résultat de cette étude est disponible sur cette page.

Un article vient d’être publié dans Agronomie, Environnement & Sociétés au sujet de l’impact de la chaire sur l’innovation et la circulation des savoirs pour la transition agroécologique.

Créée en 2014 à l’Institut Agro Montpellier, la Chaire AgroSYS[1] est un dispositif de partenariat public-privé dédié à la production, au partage et à la diffusion de connaissances et de méthodes en soutien à la transition agroécologique. En articulant recherche académique, formation d’ingénieurs agronomes et approche systémique, elle contribue à renouveler les modes de circulation des savoirs et à co-construire des références agronomiques adaptées à des systèmes agricoles en transformation profonde.

L’évaluation des dix années d’activité de la Chaire met en lumière un rôle central dans la structuration, la diffusion et la mise en pratique des savoirs nécessaires à la transition agroécologique. À travers l’organisation de 40 actions de diffusion (conférences, séminaires, ateliers) réunissant acteurs agricoles, étudiants, enseignants-chercheurs, la Chaire a permis aux participants d’accéder à des solutions concrètes tout en créant des communautés d’apprentissage favorisant des échanges horizontaux et verticaux de savoirs. Ces initiatives, intégrant sciences académiques et savoirs pratiques, visent spécifiquement les niveaux supérieurs de la transition agroécologique, tels que définis par l’échelle de Gliessman.

Parmi les actions proposées par la Chaire, les ateliers de terrain étudiants constituent un levier important de formation opérationnelle et ancrée dans un territoire. Les travaux conduits, centrés sur la recherche de solutions applicables aux exploitations et territoires agricoles, ont permis d’accompagner la réduction des intrants, la gestion des bioagresseurs et l’amélioration des performances agroécologiques, tout en soutenant l’adoption de nouvelles pratiques par les agriculteurs. Pour les étudiants, ces expériences renforcent l’apprentissage actif et l’ancrage des connaissances en relation avec des problématiques concrètes d’acteurs professionnels.

L’approche intégrée de la Chaire se reflète également dans l’évolution des thématiques abordées. Initialement centrées sur la performance agronomique à l’échelle de la parcelle, elles incluent désormais des enjeux globaux, tels que la résilience au changement climatique, la gestion durable des sols et la conception de systèmes alimentaires durables. L’analyse rétrospective souligne cependant des défis associés aux formes de partenariat, notamment la nécessité de maintenir un équilibre entre intérêts privés et intérêt général. La gouvernance de la Chaire devra continuer à faciliter les échanges pour amplifier l’implication des diverses parties prenantes et renforcer l’efficience des actions collaboratives.

En conclusion, la Chaire AgroSYS s’affirme comme un acteur central dans la production et la circulation des savoirs nécessaires à la transition agroécologique. En renforçant son approche collaborative et en adaptant ses actions aux besoins évolutifs des acteurs de terrain, elle pourra consolider son rôle stratégique dans l’accompagnement des transformations agricoles à venir.

Mise en place de couverts végétaux temporaires pour lutter contre les problématiques d’érosion

Pour répondre à une problématique forte d’érosion des sols sur un domaine viticole, une option de mise en place de couverts végétaux temporaires en interrang est préconisé. Deux mélanges de couverts sont proposés en prenant en compte les contraintes techniques, de main d’oeuvre et de calendrier du domaine. Cette solution améliorera le potentiel des sols et augmentera la durabilité du domaine.

Pour en savoir plus, consultez la présentation de cette étude et la note de faisabilité.

Conception d’un système de culture maraîchère sous serre agrivoltaïque

En prenant en compte les difficultés réelle d’une exploitation agricole entre contraintes économiques et sanitaires (fusariose de l’asperge), la conception d’un système de culture innovant peut apporter des réponses. Ici l’analyse technique des serres agrivoltaïque permet de proposer des rotations maraîchères alternatives à l’asperge et rentables. D’autres leviers d’action pour faire face à la fusariose sont également étudiés et permettent des préconisations.

Pour en savoir plus, consultez la présentation de cette étude et la note de faisabilité.

Valorisation des déchets agricoles à l’échelle du vignoble

Cette étude de cas a cherché à valoriser les connexes agroforestières (Cerisier de St Lucie, Amandier, Olivier, Sarment de vigne) et les co-produits du vignoble (marc de raisin, lies de vin) par le compostage au sein de deux domaine selon les principes de l’économie circulaire. En prenant en compte les contraintes de ces domaines, une solution de compostage personnalisé et un outil d’aide au calcul du compost idéal pour amender les sols est proposé.

Pour en savoir plus, consultez la présentation de cette étude.

vigne taillée en palmette

Choix de mode conduite d’une parcelle viticole face à la sécheresse

Ce projet étudie les adaptations viticoles face à la sécheresse à partir d’une parcelle expérimentale située à Aumelas (Hérault), sur un terroir méditerranéen sec, calcaire et non irrigué. A partir des impacts connus de la sécheresse sur les vignobles et de la caractérisation du sol, une proposition de porte-greffe, de cépage et de mode de conduite (notamment de taille) est proposée.

Pour en savoir plus, consultez la présentation de cette étude.

Caractérisation des systèmes agroforestiers et besoins de suivi de services écosystémiques associés en exploitations viticoles

La viticulture du sud de la France est confrontée à des défis majeurs liés au changement climatique : hausse des températures, sécheresses prolongées, événements extrêmes et pression accrue sur les sols et la biodiversité. L’agroforesterie viticole, intégrant des arbres sous forme de haies, alignements ou bosquets au sein des vignobles, est envisagée comme une stratégie d’adaptation et d’atténuation, fournissant divers services écosystémiques (régulation microclimatique, stockage de carbone, préservation de la biodiversité). Ce stage, mené au sein de l’UMR ABSys et financé par la Chaire AgroSYS, visait à caractériser les systèmes agroforestiers viticoles existants chez 13 domaines partenaires de la Chaire AgroSys répartis entre l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine et la région Provence Alpes Côte d’Azur. Par ailleurs, l’objectif était d’identifier leurs besoins pour un futur protocole de suivi de services écosystémiques rendus par ces systèmes.

10 entretiens semi-directifs ont permis de décrire les profils sociotechniques des treize exploitations, les types d’aménagements agroforestiers, leurs modes de gestion, les services écosystémiques attendus et les indicateurs jugés prioritaires pour l’évaluation de ces systèmes. Les résultats montrent une grande diversité de dispositifs : haies récentes (présentes dans tous les domaines), haies anciennes (4 exploitations), arbres intraparcelaire (3 exploitations) et les systèmes atypiques comme la vitiforesterie inclusive et la viticulture en permaculture (2 exploitations). Les motivations des viticulteurs ont été classés en 4 catégories de services écosystémiques : régulation (protection contre le gel, brise-vent, résilience climatique), soutien à la biodiversité, production (fruitiers) et valorisation paysagère. La biodiversité est le service écosystémique le plus attendu, suivie par la régulation des bio agresseurs et l’amélioration des sols. Les indicateurs de suivi jugés prioritaires concernent la biodiversité (faune, flore, auxiliaires), la santé des vignes, les effets microclimatiques et la viabilité économique des systèmes.

Ces éléments constituent une base pour concevoir un protocole commun d’évaluation de ces systèmes au long-terme. Enfin, cette étude invite à d’avantage creuser la compréhension du concept d’agroforesterie viticole qui reste variable d’une personne interrogée à l’autre et à ouvrir cette démarche aux systèmes arborés non viticoles développés dans les domaines de la chaire AgroSys.

 

Pour en savoir plus, consultez le mémoire associé à ce stage ou le webinaire de présentation de ce travail.


Agrivoltaïsme et Gestion de l’Eau : Étude sur la Récupération des Eaux Pluviales en Centrale Photovoltaïque

Dans un contexte de bouleversements climatiques et de défis énergétiques croissants, l’innovation est essentielle pour concilier production d’énergie et gestion durable des ressources. La Chaire AgroSYS et l’entreprise Synerdev s’inscrivent pleinement dans cette démarche, comme en témoigne une étude réalisée par Xavier Brousse dans le cadre d’un stage mené en 2024, qui modélise l’impact de la récupération des eaux pluviales sur le fonctionnement hydrique de la recharge d’un aquifère au sein d’une parcelle photovoltaïque. Ce travail vise à optimiser l’utilisation des ressources en eau tout en répondant aux enjeux climatiques et énergétiques actuels.

L’étude AgroSYS–Synerdev démontre la faisabilité d’un prototype innovant de récupération des eaux pluviales en centrales photovoltaïques.
Testé à Clarensac et Calmont, il a atteint une efficacité de collecte de 86,7 %, permettant d’irriguer cultures et bétail en période de sécheresse.
Les résultats soulignent l’importance d’adapter le système aux conditions pédoclimatiques locales pour maximiser son impact.
Des limites écologiques strictes garantissent le respect du cycle hydrologique naturel et la durabilité de l’approche.
Ainsi, la centrale photovoltaïque devient à la fois source d’énergie et outil de gestion intelligente de l’eau en agrivoltaïsme.

Pour en savoir plus, consultez le mémoire associé à ce stage.