L’Agrivoltaïsme au Service des Légumineuses : Concevoir une Rotation Innovante pour la Durabilité Agricole

La Chaire AgroSYS s’engage à promouvoir une agriculture résiliente et productive. Dans cette optique, nous sommes ravis de vous présenter les travaux d’une étude portant sur la conception d’une rotation incluant une légumineuse à graines en agrivoltaïque (AgriPV). Ce projet, mené dans le contexte de l’entreprise Synerdev, spécialisée dans le développement de projets d’énergies renouvelables, vise à explorer le potentiel des légumineuses sous des panneaux photovoltaïques et à renforcer l’autonomie alimentaire des exploitations.

Le Contexte et la Problématique

Malgré l’essor de l’agrivoltaïsme, un manque de recul sur l’impact des panneaux PV sur les productions agricoles subsiste, soulignant le besoin crucial d’expérimentations. L’étude se déroule sur des centrales photovoltaïques à disposition, avec les stations de Météo-France de Montesquieu Lauragais et Saint-Félix Lauragais comme références climatiques.

La problématique centrale de cette recherche est double : « Quelle légumineuse à graines est la plus adaptée en culture d’inter-rangs dans une parcelle avec panneaux PV ? Quelle rotation est la plus adaptée ? ». L’intérêt pour les légumineuses est stratégique : elles permettent de réduire l’importation de matières riches en protéines comme le soja, de renforcer l’autonomie alimentaire des élevages, et de combler le déficit de l’offre en légumes secs en France. Parmi les légumineuses considérées figuraient la féverole, le soja, le pois protéagineux, la lentille, le pois chiche, le haricot sec et le lupin.

Un Cadre de Contraintes Spécifique

Le projet doit s’intégrer dans un environnement aux contraintes multiples, qui influent directement sur le choix des cultures et des pratiques :

  • Contraintes liées aux panneaux PV :
    • Inter-panneaux étroit et panneaux bas.
    • Ombre quasi permanente en hiver.
    • Câbles enterrés à 31 cm de profondeur.
  • Micro-climat créé par les panneaux :
    • Diminution des différences de température.
    • Augmentation de l’hygrométrie.
    • Diminution de l’ensoleillement.
  • Contraintes de sol et climat :
    • Sol limoneux battant, séchant et peu profond (marne imperméable à 40 cm), avec une faible réserve utile (40 à 60 mm).
    • Sol hydromorphe, posant un problème potentiel pour la nodulation des légumineuses.
    • Faible teneur en matière organique (MO) et pH de 6,7.
    • Présence de sécheresses estivales.
  • Pratiques agricoles existantes :
    • Techniques culturales simplifiées, sans labour.
    • Absence de produits phytosanitaires.
    • Matériel adapté aux cultures, à l’exception de la coupe de la batteuse et de l’épandeur à engrais.
    • Parcelle située en zone vulnérable nitrate.
    • Possibilité de pâturage.
    • Présence d’une prairie de 8 ans avec de nombreuses adventices (chiendents, dactyles, fétuques, chardons, orties, ronces).
    • La centrale de 22 ha est exploitée et entretenue par M. Marfaing, qui gère un troupeau transhumant de 400 brebis.

Une Démarche de Conception Rigoureuse

La méthodologie a débuté par une analyse de la situation de départ (centrale construite en 2012, prairie semée en 2018 avec trèfle incarnat et lotier). L’équipe a ensuite suivi une démarche structurée pour la conception du système innovant :

  1. Détruire et nettoyer la prairie en place pour étouffer les adventices, sans utilisation de glyphosate et avec les équipements disponibles. Le sarrasin a été retenu comme culture étouffante pour son bon pouvoir couvrant, sa tolérance à la sécheresse et aux sols pauvres, contrairement à l’avoine, l’orge, le chanvre ou le seigle jugés trop hauts ou inadaptés.
  2. Élaborer une rotation adaptée à la culture des légumineuses.
  3. Choisir les espèces de légumineuses et les variétés adaptées aux contraintes du sol (hydromorphie) et des panneaux photovoltaïques.
  4. Définir l’itinéraire technique pour enrichir le sol en matière organique et nutriments, tout en contrôlant les adventices.

Les Légumineuses Retenues et la Rotation Proposée

Après une évaluation approfondie des légumineuses en fonction de leur tolérance à l’ombre et à l’hydromorphie, leur hauteur, leur résistance aux maladies et leurs besoins spécifiques, deux espèces ont été sélectionnées pour des essais :

  • Le Pois Chiche :

    • Peu sensible à la verse.
    • Hauteur maîtrisée (30-90 cm).
    • Très résistant à l’Aphanomyces.
    • Supporte mieux les fins de cycle chauds et secs que d’autres légumineuses.
    • Une incertitude demeure quant à la présence de la bactérie symbiotique dans les sols du département, sauf en sols acides ou sableux.
    • Des variétés précoce (CDC Orion), mi-précoce (Flamenco), mi-tardive (Rondo), tardive (Lambada) seront testées, avec ‘Analisto’ comme variété optimale ciblée pour sa tolérance à la verse et son rendement.
  • La Lentille :

    • Valorise les sols peu profonds à faible Réserve Utile.
    • Présence de la bactérie symbiotique hypothétiquement présente dans le département.
    • Cependant, elle est sensible à l’Aphanomyces et à la sécheresse hydrique de fin de cycle.
    • Des variétés précoce (Anicia), mi-tardive (Rosana), ainsi que des variétés tolérantes (Redmoon) ou non (Flora) à la verse seront testées, avec ‘Anicia’ comme variété optimale pour sa précocité et sa bonne tolérance à la verse.

L’étude émet l’hypothèse qu’une variété plus précoce et une variété plus tolérante à la verse seront mieux adaptées à la culture sous PV.

La rotation finale a été conçue pour intégrer ces légumineuses, avec des cultures nettoyantes en tête et fin de rotation et des couverts végétaux :

  • Tête de rotation : Le trèfle incarnat, déjà utilisé par l’agriculteur, pour ses propriétés couvrantes, sa capacité à valoriser les sols pauvres et à produire de la biomasse, et son enrichissement du sol en azote.
  • Fin de rotation : Le sarrasin, également choisi comme culture nettoyante avec peu de besoins.
  • Céréale d’hiver : Une céréale à paille.
  • Couvert d’interculture longue : Mélange de crucifères (excluant des espèces déjà dans la rotation, piège à nitrate, faible coût).
  • Couvert d’été : Le sorgho fourrager (variété Piper), résistant à la sécheresse et pâturable.

Les méthodes de destruction des cultures incluent le pâturage et le déchaumage, évitant l’usage de glyphosate.

Évaluation du Système Innovant et Perspectives

Le système proposé a fait l’objet d’évaluations prévisionnelles :

  • Fertilisation azotée : Une simulation a été réalisée pour une orge avec un objectif de rendement de 36 q/ha, tenant compte des précédents culturaux.
  • Bilan en matière organique et phosphatée : La méthode SIMEOS AMG indique une lente augmentation de la teneur en MO (+0,12% en 10 ans), sans déficit, et des bilans phosphatés positifs.

Les objectifs de ce système innovant sont multiples :

  • Lutter contre les adventices et les maladies sans pesticides.
  • Cultiver une légumineuse adaptée aux panneaux PV.
  • Réduire les doses d’engrais et enrichir le sol.
  • Produire de la nourriture pour le troupeau ovin.

Des indicateurs clés seront mesurés en inter-panneaux et en zone témoin pour évaluer l’efficacité du système : la diversité des adventices, les symptômes de maladies, les rendements, le suivi du microclimat (température, pluviométrie, hygrométrie, ensoleillement), le potentiel hydrique du sol, les stades phénologiques, le taux de verse, les reliquats azotés, le phosphore disponible et la teneur en matière organique. La biomasse des couverts (trèfle, sorgho) sera également mesurée.

En conclusion, bien qu’il soit difficile de déterminer la meilleure légumineuse en AgriPV en raison du manque de données et des contraintes spécifiques du site (hydromorphie, limons battants), ce projet développe une rotation innovante utilisant des leviers agronomiques pour réduire la dépendance aux intrants et s’adapter aux contraintes de la parcelle. La faisabilité repose sur l’acquisition de matériel agricole spécifique (trémie frontale, coupe de moissonneuse-batteuse de petite largeur).

La Chaire AgroSYS est fière de soutenir cette expérimentation qui contribuera à éclairer l’avenir de l’agrivoltaïsme et de l’intégration des légumineuses dans des systèmes agricoles plus durables et autonomes.

 

Pour en savoir plus, consultez le mémoire associé à ce stage.


Innovation au Domaine Cazes : Un Projet Viti-forestier Agrivoltaïque pour une Viticulture Durable

La Chaire AgroSYS est fière de soutenir des projets de recherche qui façonnent l’avenir de l’agriculture. C’est dans cette optique que nous mettons en lumière le travail remarquable de Thomas Cazin, Samuel Saulais et Simon Lepage, étudiants en 3ème année à l’Institut Agro. Leur étude, réalisée sur le dernier trimestre 2023, encadrée par Valentina Alessandria et Louise Nicourt, propose une conception innovante d’un système viti-forestier sous un dispositif agrivoltaïque. Ce projet représente une avancée significative pour l’adaptation de la viticulture aux défis climatiques actuels.

Contexte et Problématique

Le Domaine Cazes, une exploitation viticole de 220 hectares engagée dans l’agriculture biologique et biodynamique à Rivesaltes, prévoit l’installation d’un système agrivoltaïque d’ici 2027 sur une parcelle de 8,2 hectares. Cette transition soulève une question centrale : comment intégrer des cultures secondaires économiquement viables sous les rangs des persiennes solaires dynamiques ?.

Les objectifs de cette étude étaient multiples :

  • Adapter la viticulture au contexte pédoclimatique et au microclimat créé par les panneaux solaires.
  • Limiter les stress radiatifs, hydriques et thermiques sur la vigne.
  • Développer des productions secondaires complémentaires.
  • Maximiser la biodiversité auxiliaire pour une régulation naturelle des populations de ravageurs.
  • Favoriser des espèces locales.

Le projet a dû naviguer entre plusieurs contraintes importantes, notamment la prédominance de la vigne comme objectif principal, les limites d’espace entre les rangs, l’ombrage potentiel, les spécificités du sol, la hauteur maximale sous les panneaux (4,5 mètres), la disponibilité de la main-d’œuvre viticole et la nécessité d’assurer la rentabilité globale du système.

Une Démarche de Conception Innovante

Pour répondre à cette problématique complexe, l’équipe a adopté une démarche de conception De Novo, réévaluant le système existant pour créer de « nouveaux possibles ». Après une exploration rigoureuse, deux espèces ont été sélectionnées pour leur potentiel à prospérer dans ce nouvel environnement et à offrir des services écologiques et économiques :

  1. L’Achillée Millefeuille
  2. Le Coing (Cognassier)

Des pistes initiales, comme la grenade et d’autres plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), ont été écartées. La grenade, par exemple, exigeait trop de soleil et sa récolte aurait coïncidé avec les vendanges, sans compter les contraintes de hauteur sous les panneaux. D’autres PPAM demandaient trop de main-d’œuvre et risquaient de modifier les qualités organoleptiques du vin.

Les Atouts des Espèces Choisies

Les choix de l’Achillée Millefeuille et du Coing ont été motivés par leurs multiples avantages :

  • Achillée Millefeuille :

    • Grande résilience et faibles besoins en eau et nutriments.
    • Utilisée dans les traitements biodynamiques du Domaine, notamment pour ses propriétés antifongiques et stimulantes des défenses naturelles de la vigne.
    • Faibles coûts en graines et capacité à se propager facilement.
    • Favorise la biodiversité auxiliaire, attirant parasitoïdes et prédateurs des ravageurs de la vigne.
    • Est reconnue comme bio-stimulant.
    • Densité envisagée : 25 000 plantes sur 8,2 hectares, soit environ 14 plants/m² entre les poteaux des persiennes solaires.
  • Coing :

    • Bonne résilience et faibles besoins en eau.
    • Peu d’entretien et potentiel de mécanisation.
    • Supporte bien la chaleur et résiste à la sécheresse, s’adapte à divers types de sols.
    • Les fruits sont destinés à la transformation (compotes, gelées, pâtes de fruits).
    • La conduite en espalier (palmette oblique croisée) est envisagée pour optimiser l’espace sous les panneaux et limiter la compétition.
    • Densité envisagée : 1541 arbres sur 8,2 hectares.

L’association de ces deux cultures est particulièrement prometteuse. Elle permettra de créer des réseaux mycorhiziens entre la vigne et les cultures secondaires, d’améliorer la vie microbienne du sol et de limiter la compétition pour l’eau et la lumière. Les cognassiers pourront également offrir une protection ombragée à l’achillée, sensible aux fortes chaleurs.

Viabilité Économique et Évaluation du Système

Le projet a fait l’objet d’évaluations rigoureuses pour assurer sa viabilité.

  • Viabilité économique :
    • L’Achillée Millefeuille pourrait générer un revenu d’environ 1827 euros par an après déduction des besoins internes de l’exploitation, avec un rendement d’environ 90 kg de matière sèche sous panneaux. Le coût des semences est très faible.
    • Le Coing présente un potentiel de revenus significatif, passant de 7 951 €/an pour des arbres jeunes (3-6 ans) à près de 49 742 €/an pour des arbres matures (19-40 ans), avec un prix de vente estimé à 2€/kg. Bien que l’investissement initial en plants de coing soit conséquent (environ 100 165 € pour 1541 arbres), l’étude considère la rentabilité du système globale.
  • Bilan Humique : Grâce aux résidus des cultures secondaires (bois de coing et achillée), le système innovant permet de maintenir, voire d’améliorer, le stock de matière organique du sol, contrairement au système initial qui montrait un solde d’humus négatif.
  • Bilan Azoté : Bien que les apports d’engrais ne couvrent pas entièrement les besoins des cultures, la minéralisation de la matière organique du sol apporte 60 kg N/ha, ce qui est suffisant pour couvrir les besoins des cultures et compenser la « faim d’azote » liée à la minéralisation des résidus.
  • Bilan Hydrique : L’hypothèse d’une diminution de l’évapotranspiration jusqu’à 40% sous les panneaux solaires est un facteur clé pour la gestion de l’eau, contribuant à limiter le stress hydrique.

Conclusion et Perspectives

En somme, ce projet démontre une approche agronomiquement et financièrement viable pour l’intégration de cultures secondaires sous agrivoltaïsme. Il propose une solution innovante pour les domaines viticoles souhaitant s’adapter au changement climatique tout en diversifiant leurs productions et en renforçant la biodiversité.

Des évaluations post-implantation seront nécessaires pour affiner les modèles. Les prochaines étapes incluent notamment un bilan radiatif détaillé, des cartographies racinaires pour observer la concurrence, et des réflexions approfondies sur la conduite spécifique des cognassiers.

La Chaire AgroSYS est fière d’appuyer ces initiatives qui promeuvent une agriculture plus résiliente et durable. Ce projet au Domaine Cazes est un exemple concret de l’innovation au service de la transition écologique de nos systèmes agricoles.

 

Pour en savoir plus, consultez le mémoire associé à ce stage.


Le CultureSciences – Viticulture méditerranéenne face aux changements climatiques : quels leviers pour accélérer la transition ?

Le 30 janvier a eu lieux la prémiere édition de Culture Science de l’Institut Agro de Montpellier, organise par la Chaire Partenariale AgroSys en collaboration avec la Chaire d’entreprises Vigne&Vin.

A l’honneur, la projection du film « Vigne sur le fil » produits par les étudiants de la mission RaidWine 2021, projet laureat du concours «  Vers des agrosystèmes durables et agroécologiques » de la Chaire AgroSYS. L’équipe formée par Emma Crouzet, Quentin Gerona et Isaure Sellier , avait parcouru dans le cadre de leur année de césure, plusieurs pays du pourtour méditerranéen (Espagne, Portugal, Italie, Grèce) pour recueillir les témoignages d’une soixantaine de vignerons et divers professionnels de la filière sur leurs pratiques et leurs solutions pour s’adapter aux évolutions climatiques et leurs impacts sur la culture de la vigne.

Il en ont fait un film « Vigne sur le fil » qui présente leurs constats et leurs réponses face au changement climatique. L’urgence de la situation les a poussés à adapter leurs modes de culture, à revoir leur gestion des ressources, mais aussi leur vision de la viticulture. Comment les vignerons et vigneronnes s’adaptent-ils, tout en préservant leurs ressources ? Et si les témoignages des producteurs espagnols, portugais, italiens, et grecs pouvaient inspirer ceux de notre hexagone ?


La projection a été suivie d’une table ronde animée par les représentants de la chaire d’entreprises Vigne et Vin et la chaire partenariale AgroSys  « Viticulture méditerranéenne face aux changements climatiques : quels leviers pour accélérer la transition ? »en présence de plusieurs scientifiques et professionnels.

François Colin, professeur en hydrologie à l’Institut Agro Montpellier, ouvre le débat et souligne la dimension alarmant du film, avec l’évocation des extrêmes, de la vulnérabilité, mais aussi de l’espoir apporté par ces viticulteurs qui essaient, ratent mais persévèrent.

Une partie du débat a porté sur l’irrigation et à ce que cela signifie en termes de partage et de collaboration entre viticulteurs et usagers à court et moyen termes, avec des cultures et des approches différentes selon les pays. Mais cela interroge aussi sur les choix à long terme et la nécessité de changer de modèle comme l’indique Auréli Metay, professeur en agronomie à l’Institut Agro Montpellier. Or pour cela il faut des moyens, dont disposent plutôt les grosses structures et les collectifs. Quentin Gerona, ancien étudiant et co-producteur du film,  insiste sur la nécessité de rassurer les petits viticulteurs face à la prise de risque à adopter de nouvelles pratiques et leur assurer qu’ils pourront en vivre.

Nina Graveline, chercheuse associée à l’INRAE,  souligne que ce besoin de changement arrive en même temps que le renouvellement des générations dans tous les pays d’Europe, une opportunité d’accompagner au changement de direction par les pouvoirs publics. Louise Nicourt, chargée de DD chez Advini, fait remarquer que l’on ne rattrapera le retard dans les pratiques face à la rapidité du changement climatique qu’en développant davantage les opportunités de rencontres recherche-entreprises, comme dans le cadre des chaires, pour co-construire une filière d’avenir et impliquer la nouvelle génération.

Quentin Gerona conclut sur l’attention à ne pas se focaliser trop exclusivement sur l’aspect technique de l’adaptation et nous invite, malgré l’anxiété au cœur des témoignages, à retenir l’amour de la terre des viticulteurs pour faire face à ces changements.

Pour aller plus loin, vous pouvez visualiser les vidéos ici:

Introduction CultureSciences

Le film « Vigne sur le fil »

Table ronde « Viticulture méditerranéenne face aux changements climatiques : quels leviers pour accélérer la transition ? »

 

Un voyage méditerranéen au cœur des pratiques innovantes des vignerons face aux changements climatiques