Webinaire « Présentation du projet TALANOA » par Nina Graveline

https://youtu.be/3qeBP7a3zvY

Présentation du projet TALANOA Water : dialoguer pour l’adaptation à la rareté de l’eau en agriculture face au changement climatique : participation & modélisation au service d’un territoire audois. Présentation par Nina Graveline chercheure à l’INRAe

 

Webinaire « Keyline for Sustainable Agriculture under climate change : Profiles, issues and context of adoption »

Dany BLANCHET et Martin PARDON (jeunes diplômés Institut Agro et AgroParisTech) nous ont présenté une restitution du projet Raidwine 2023 (AAP 2023), soutenu par les Chaires AgroSYS, Vigne&Vin et Eau, Agriculture, Changement Climatique (EACC), ainsi que par le Fondation AgroParisTech.

Leur présentation contient une synthèse de leur expédition, et un focus sur la technique des keylines.

Découvrez la présentation.

 

Webinaire « Caractérisation des systèmes agroforestiers et besoins de suivi de services écosystémiques associés en exploitations viticoles »

Dans cette vidéo, El Hadji Niane (étudiant à l’Institut Agro Montpellier) présente les résultats de son stage, encadré par Romane Mettauer (UMR Absys), et portant sur « Caractérisation des systèmes agroforestiers et besoins de suivi de services écosystémiques associés en exploitations viticoles ». Un stage qui a impliqué 13 exploitations des partenaires d’AgroSYS.

Lire le mémoire associé au stage.

 

Caractérisation des systèmes agroforestiers et besoins de suivi de services écosystémiques associés en exploitations viticoles

La viticulture du sud de la France est confrontée à des défis majeurs liés au changement climatique : hausse des températures, sécheresses prolongées, événements extrêmes et pression accrue sur les sols et la biodiversité. L’agroforesterie viticole, intégrant des arbres sous forme de haies, alignements ou bosquets au sein des vignobles, est envisagée comme une stratégie d’adaptation et d’atténuation, fournissant divers services écosystémiques (régulation microclimatique, stockage de carbone, préservation de la biodiversité). Ce stage, mené au sein de l’UMR ABSys et financé par la Chaire AgroSYS, visait à caractériser les systèmes agroforestiers viticoles existants chez 13 domaines partenaires de la Chaire AgroSys répartis entre l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine et la région Provence Alpes Côte d’Azur. Par ailleurs, l’objectif était d’identifier leurs besoins pour un futur protocole de suivi de services écosystémiques rendus par ces systèmes.

10 entretiens semi-directifs ont permis de décrire les profils sociotechniques des treize exploitations, les types d’aménagements agroforestiers, leurs modes de gestion, les services écosystémiques attendus et les indicateurs jugés prioritaires pour l’évaluation de ces systèmes. Les résultats montrent une grande diversité de dispositifs : haies récentes (présentes dans tous les domaines), haies anciennes (4 exploitations), arbres intraparcelaire (3 exploitations) et les systèmes atypiques comme la vitiforesterie inclusive et la viticulture en permaculture (2 exploitations). Les motivations des viticulteurs ont été classés en 4 catégories de services écosystémiques : régulation (protection contre le gel, brise-vent, résilience climatique), soutien à la biodiversité, production (fruitiers) et valorisation paysagère. La biodiversité est le service écosystémique le plus attendu, suivie par la régulation des bio agresseurs et l’amélioration des sols. Les indicateurs de suivi jugés prioritaires concernent la biodiversité (faune, flore, auxiliaires), la santé des vignes, les effets microclimatiques et la viabilité économique des systèmes.

Ces éléments constituent une base pour concevoir un protocole commun d’évaluation de ces systèmes au long-terme. Enfin, cette étude invite à d’avantage creuser la compréhension du concept d’agroforesterie viticole qui reste variable d’une personne interrogée à l’autre et à ouvrir cette démarche aux systèmes arborés non viticoles développés dans les domaines de la chaire AgroSys.

 

Pour en savoir plus, consultez le mémoire associé à ce stage ou le webinaire de présentation de ce travail.


Webinaire « Co-conception et co-évaluation de systèmes viticoles à bas niveaux d’intrants phytosanitaires »

Dans ce webinaire, Aurélie Métay (UMR ABSYS) présente une approche participative visant à réduire l’usage des pesticides en viticulture. Quatre stratégies phytosanitaires ont été expérimentées dans le cadre de la thèse de Mickaël Perez avec les viticulteurs de la coopérative Vinovalie.

Retrouvez sa présentation:

Agrivoltaïsme et Gestion de l’Eau : Étude sur la Récupération des Eaux Pluviales en Centrale Photovoltaïque

Dans un contexte de bouleversements climatiques et de défis énergétiques croissants, l’innovation est essentielle pour concilier production d’énergie et gestion durable des ressources. La Chaire AgroSYS et l’entreprise Synerdev s’inscrivent pleinement dans cette démarche, comme en témoigne une étude réalisée par Xavier Brousse dans le cadre d’un stage mené en 2024, qui modélise l’impact de la récupération des eaux pluviales sur le fonctionnement hydrique de la recharge d’un aquifère au sein d’une parcelle photovoltaïque. Ce travail vise à optimiser l’utilisation des ressources en eau tout en répondant aux enjeux climatiques et énergétiques actuels.

L’étude AgroSYS–Synerdev démontre la faisabilité d’un prototype innovant de récupération des eaux pluviales en centrales photovoltaïques.
Testé à Clarensac et Calmont, il a atteint une efficacité de collecte de 86,7 %, permettant d’irriguer cultures et bétail en période de sécheresse.
Les résultats soulignent l’importance d’adapter le système aux conditions pédoclimatiques locales pour maximiser son impact.
Des limites écologiques strictes garantissent le respect du cycle hydrologique naturel et la durabilité de l’approche.
Ainsi, la centrale photovoltaïque devient à la fois source d’énergie et outil de gestion intelligente de l’eau en agrivoltaïsme.

Pour en savoir plus, consultez le mémoire associé à ce stage.


Effets de la viticulture biodynamique sur la qualité des sols viticoles : étude de cas au Domaine Cazes

La viticulture biodynamique suscite un intérêt croissant dans le contexte de la transition agroécologique. Mais quels sont ses effets réels sur la fertilité des sols viticoles ?

C’est la question explorée en 2024 par Deirdre Fahy, étudiante en master Vineyard and Winery Management à Bordeaux Sciences Agro, au cours d’un stage de 6 mois au Domaine Cazes (Rivesaltes, 66), avec le soutien de la Chaire AgroSYS.

L’étude menée en 2024 au Domaine Cazes a évalué les effets de la viticulture biodynamique sur la fertilité des sols.
Les sols anciens en biodynamie présentent +50 % de matière organique et une activité microbienne nettement plus élevée que les sols conventionnels.
L’azote minéralisé y est également supérieur (+50 à 100 %), confirmant un bénéfice pour la nutrition de la vigne.
En revanche, aucune différence significative n’a été observée pour l’infiltration de l’eau ni pour la densité de vers de terre dans les parcelles cultivées.
Ces résultats montrent l’intérêt de la biodynamie pour enrichir les sols, tout en soulignant l’importance des pratiques associées dans la transition agroécologique.

Consulter le résumé du mémoire.

Faire pousser l’agroécologie en Provence : 10 ans d’expériences partagées avec REGAIN

Entre 2014 et 2024, la Chaire AgroSYS a accompagné la dynamique agroécologique engagée sur le plateau de Valensole à travers le programme REGAIN, aux côtés de partenaires locaux majeurs : le Parc naturel régional du Verdon, la Chambre d’Agriculture des Alpes-de-Haute-Provence et la Société du Canal de Provence. Une décennie d’expérimentation, d’analyse et de transmission de connaissances, au service d’un territoire agricole singulier et confronté à de nombreux défis environnementaux.

Un territoire à forts enjeux agro-environnementaux

Le plateau de Valensole, situé dans l’arrière-pays provençal, est une unité paysagère emblématique, couvrant 50 000 hectares sur 16 communes. Dominé par les grandes cultures et les plantes à parfum, notamment le lavandin, ce territoire est confronté à des problématiques majeures : pollution de l’eau par les nitrates et les phytosanitaires, perte de biodiversité, vulnérabilité des systèmes agricoles face au climat et aux aléas économiques.

Une démarche collective, structurée et partenariale

Le programme REGAIN a vu le jour pour répondre à ces enjeux par une approche systémique et concertée, combinant expertise scientifique, accompagnement technique, ancrage territorial et mobilisation des agriculteurs. La Chaire AgroSYS y a joué un rôle clé : lien avec la recherche et l’enseignement supérieur, encadrement de stages étudiants, réalisation d’études, capitalisation des connaissances.

Trois axes d’action structurants

🔬 Sol et fertilité

Dès 2015, un diagnostic initial mené avec des étudiants a permis de poser les bases du « Réseau Sol ». Depuis, trois campagnes d’analyses ont été réalisées (2017, 2019, 2023), impliquant jusqu’à 37 agriculteurs partenaires. En parallèle, des projets de valorisation des pailles de lavandin, de développement de couverts végétaux hivernaux (projet COUVIVER), ou encore un guide sur la fertilité des sols ont été élaborés.

💧 Eau et adaptation au changement climatique

Avec la création du réseau « irrigation de résilience » en 2019, 12 parcelles ont été instrumentées pour mesurer l’effet de l’irrigation sur le lavandin. Stages et études ont permis d’évaluer les impacts agroenvironnementaux et économiques de l’irrigation, ainsi que ses effets potentiels sur les systèmes de culture.

🌾 Diversification des cultures et des filières

Depuis 2015, REGAIN explore la diversification comme levier de résilience : légumineuses dans les rotations, projet Diversycole avec la coopérative DURANSIA, réflexion sur les débouchés face à la crise du lavandin. En lien avec AgroSYS, des étudiants ont travaillé sur ces scénarios d’adaptation.

Un bilan contrasté mais porteur d’avenir

En dix ans, REGAIN a généré une dynamique positive : montée en compétence des agriculteurs engagés, constitution du GIEE Essen’SOL, production de ressources techniques et pédagogiques, mobilisation d’acteurs multiples. Toutefois, la généralisation des pratiques agroécologiques reste difficile, notamment en raison de freins économiques, techniques et sociaux. L’enjeu pour les années à venir : embarquer un plus grand nombre d’agriculteurs et ouvrir la démarche à d’autres thématiques (alimentation, transformation, tourisme…).

Une démarche exemplaire d’ancrage territorial de la transition agroécologique

L’expérience REGAIN illustre parfaitement la vocation de la Chaire AgroSYS : soutenir, par la recherche et la formation, des démarches territoriales ambitieuses, innovantes et collaboratives en faveur de l’agroécologie. Elle témoigne aussi du rôle structurant que peuvent jouer les chaires partenariales pour connecter le monde académique et les réalités du terrain.

Et maintenant ?

Depuis l’ouverture de son cycle 4 (2025 – 2028), la Chaire AgroSYS n’est plus directement associée à la démarche REGAIN, mais continue de développer des projets similaires de transition agroécologique sur d’autres territoires.

Retrouvez le témoignage de Sophie DRAGON-DARMUZEY (Société du Canal de Provence) et de Lucine RUFF (PNR du Verdon) réalisé à l’occasion des 10 ans de la Chaire AgroSYS, et la présentation associée.

Deux projets de bande dessinée lauréats du concours « Contez-nous les sciences » 2025

Pour cette première édition du concours « Contez-nous les sciences », lancé par la Chaire Partenariale AgroSYS : Pour des agrosystèmes durables en partenariat avec Agricomics, le jury a choisi de récompenser deux projets qui s’appuient sur la bande dessinée pour vulgariser des connaissances en lien avec la transition agroécologique.

 

S’appuyant sur la littérature scientifique, Lucie Raymond et Stérenn Tomozyk, jeunes diplômées de L’Institut Agro, mettent leurs talents de dessinatrices au service de la transmission de connaissances en agroécologie.

 

✨ Partant des travaux qu’elle a menés lors de son stage de fin d’étude au sein de l’UMR CEFE, Lucie Raymond nous propose deux planches d’une BD intitulée « Des faunes et des flores ». Ses dessins permettant d’appréhender la question des effets d’un gradient de perturbation de l’inter-rang des vignobles sur la diversité fonctionnelle florale adventice et ses interactions avec les pollinisateurs.

 

Découvrez la BD « Des faunes et des flores ».

 

 

✨ De son côté, Stérenn Tomozyk se base sur les travaux qu’elle mène au sein du Laboratoire d’Innovation Territoriale LIT OUESTEREL, pour mettre en lumière la question complexe du bien-être animal en agroforesterie. Stérenn bénéficiera de l’accompagnement d’Agricomics pour développer son projet qui consiste en une BD de 40 à 50 pages.

 

Découvrez les premières planches de la BD « Le bien-être animal en agroforesterie ».

 

 

 

 

Graines d’Agro 2025: AgroSYS remet son prix Agriculture et Transition au projet BREVA

Le 11 mars 2025 avait lieu la remise des prix de la 16ème édition du concours national « Graines d’Agro », proposé par l’Institut Agro pour encourager et soutenir les étudiant·es et diplômé·es engagé·es dans la transition écologique.

Cette année, la Chaire AgroSYS a remis son prix Agriculture et Transition au projet BREVA, porté par une équipe de dix étudiants, dont trois étudiants issus de l’Ecole Nationale Supérieur de Chimie Montpellier et sept étudiants de l’Institut Agro Montpellier.

En créant BREVA, qui signifie « Bread Valorization », l’équipe se lance le défi de la réduction des déchets et de la réduction de l’utilisation des ressources fossiles. Pour cela, ils souhaitent créer un film d’encapsulation 100% biodégradable à partir des déchets de l’industrie boulangère.

L’objectif est de remplacer l’utilisation traditionnelle de l’alcool polyvinylique (Polyvinyl alcohol ou PVA) dans certains emballages. Le PVA est aujourd’hui le polymère le plus présent notamment dans le secteur des produits ménagers tels que les capsules de lessive ou de lave-vaisselle. Pétrosourcé, son cycle de vie environnemental soulève des questions importantes, notamment sur sa biodégradabilité et son impact écologique

Cela permettra également de valoriser les 200 à 300 mille tonnes de déchets produits par l’industrie boulangère chaque année en France, actuellement principalement destinées à l’alimentation animale ou à la méthanisation. BREVA permettrait une meilleure valorisation de ces déchets, qui proviennent de produits non-conformes et de la surproduction.

Un projet ambitieux et prometteur, qui a également reçu le prix « Coup de coeur du campus ».

Découvrez le projet BREVA en vidéo.

Découvrez l’ensemble des lauréats de cette 16ème édition Graines d’Agro: les lauréats Graines d’Agro 2025.